Créée en 2006, la Fondation d'entreprise Société Générale pour la solidarité s'applique à lutter contre les inégalités en œuvrant pour l'insertion des plus démunis.

Un engagement fort, qui trouve ses racines au début du siècle dernier, et grâce auquel le Groupe revendique une place de choix dans le domaine des projets associatifs et des œuvres de bienfaisance.

Au début du 20e siècle, les pouvoirs publics n'interviennent encore que de façon aléatoire dans le domaine des œuvres sociales. À la faveur du courant réformiste qui traverse la France à la Belle Époque, les grandes entreprises sont mises à contribution. Suivant une politique volontariste, ouverte aux progrès sociétaux et au bien-être mutuel, Société Générale s'applique à réunir des fonds spéciaux pour venir en aide aux plus démunis et favoriser leur insertion professionnelle. Lui-même issu d'un milieu défavorisé, Louis Dorizon, le directeur-général de la banque, donne l'impulsion. Le succès est au rendez-vous. À sa grande satisfaction, le dispositif suscite aussitôt un élan de générosité parmi ses équipes. Chaque été, le Club athlétique de la Société Générale (CASG) convie clients et collaborateurs à participer, dans une ambiance festive, à des événements sportifs à but caritatif. Au sein des agences, des collectes et des tombolas sont effectuées chaque Noël au bénéfice d'associations charitables. Signe de cet élan participatif, c'est en juillet 1909 que naît, au sein de l'établissement, « La Solidarité », une association amicale, philanthropique et fraternelle dont l'ambition est de concourir à la « marche prospère des affaires sociales […] et des causes de l'humanité ». Sa devise, d'ailleurs, ne s'embarrasse pas d'ambigüités : « Un pour tous, tous pour un ».

Peu avant la Première Guerre mondiale, cette action bienfaisante se recentre sur l'enfance, l'éducation et l'insertion socio-professionnelle. Fidèle à ses engagements, Société Générale fait appel à tous les dévouements. Dès 1911, elle délivre de premières bourses scolaires aux enfants issus des milieux les plus modestes. En liaison avec d'autres banques, elle apporte son concours à l'institution des « Orphelins de la banque et de la bourse », une organisation reconnue d'utilité publique, et dont les locaux se trouvent à Argenteuil, en banlieue parisienne. Tout au long du conflit, elle lance de vibrants appels à la solidarité. Avec l'égide du gouvernement de Défense nationale, dons et souscriptions, qui lui viennent de France mais aussi de ses filiales étrangères, lui permettent de porter assistance aux  veuves, orphelins et victimes de sinistres. Elle-même prend l'initiative de « journées d'entraide » pour récolter des fonds. C'est avec la même force de conviction qu'elle accorde des aides aux hospices et établissements de santé publique, notamment l'hôpital Paris Saint-Joseph, pour venir en aide aux personnes en situation de handicap.

Au-delà des œuvres solidaires et citoyennes, Société Générale montre l'exemple au sein de ses propres équipes en promouvant le principe de l'égalité des chances. Dès 1934, elle créé une école des grooms pour donner à ces jeunes auxiliaires, souvent soutiens de famille, issus de quartiers populaires et ayant reçu une éducation sommaire, les moyens de développer leurs compétences, de faciliter leur mobilité et de leur permettre de s'élever plus facilement dans la hiérarchie. Une initiative révélatrice de l'esprit maison qui aura contribué à former une génération de cadres. Aujourd'hui encore, la leçon n'a pas été perdue.

Farid Ameur, Historien

© Archives historiques Société Générale

Contact(s) :  Marie-Victoire Wolff
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