Confinement et engagement: témoignages de 2 collaborateurs

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Au cours des plus de deux mois de confinement, de nombreux collaborateurs Société Générale ont poursuivi leur engagement solidaire auprès des associations partenaires de la Fondation, malgré les difficultés imposées par cette période hors du commun. Découvrez l’engagement de Jean-Christophe et de Myrna, parrain et marraine de personnes réfugiées avec l’association Kodiko.

Kodiko et la Fondation Société Générale

Kodiko a pour mission d’accompagner vers l’emploi des personnes ayant obtenu le statut de réfugiés ou la protection subsidiaire, en France, depuis moins de 4 ans. L’association propose aux personnes bénéficiaires un programme d'accompagnement collectif et individualisé, sur une période de 6 mois, renouvelable une fois. Cet accompagnement prend la forme :

  • d’un travail en binôme avec un professionnel volontaire, proche en termes de profil ou de secteur d’activité, dans une entreprise partenaire, avec des ressources dédiées
  • d’ateliers d’aide à la recherche d’emploi conçus pour ce public spécifique

Partenaire de la Fondation depuis 2018, des dizaines de collaborateurs Société Générale s'engagent dans le programme chaque année en Ile-de-France, à Tours, Orléans et Strasbourg.

Témoignages de Myrna et Jean-Christophe

Jean-Christophe, chargé d’affaires entreprises à Vincennes, ne s’était jamais engagé dans une action solidaire proposée par son entreprise, mais y songeait depuis longtemps. C’est comme ça qu’il s’est inscrit à une session d’information concernant le programme de parrainage proposé par Kodiko grâce au soutien de la Fondation Société Générale. Le 25 février, il assistait, avec Myrna et 13 autres collaborateurs Société Générale, à la journée de lancement de la promotion francilienne baptisée Corneille. Cette promotion regroupe ainsi les collaborateurs engagés de diverses entreprises partenaires de Kodiko, ainsi que les personnes réfugiées accompagnées par l’association. Une fois cette journée terminée, des binômes réfugié – collaborateur sont crées. Myrna, assistante RH, très sensible à la thématique de l’emploi chez les personnes réfugiées en France souhaitait s’investir depuis longtemps pour cette cause sur ses heures de travail. Au même moment que Jean-Christophe, elle a été mise en relation avec celui qui deviendra son binôme pour les 6 prochains mois. La rencontre physique entre la personne réfugiée et le collaborateur devait avoir lieu mars.

Revoir la méthode d'accompagnement

Les 2 collaborateurs, récemment mis en lien avec leurs binômes, se sont vite sentis déboussolés. En effet, la rencontre a été annulée pour cause de confinement. Jean-Christophe, qui accompagne une jeune femme réfugiée en France souhaitant intégrer le secteur bancaire, s’est senti démuni car cette action de parrainage repose notamment sur des contacts réguliers, en présentiel, dans ses bureaux. Or ces contacts sont bien sûr devenus impossibles. L’action venait de démarrer et le binôme ne s’était même pas encore rencontré ! Même cas de figure du côté de Myrna : prise par un surcroît d’activité, l’organisation de la vie à la maison et d’autres impératifs familiaux, elle ne s’est pas sentie capable de démarrer son engagement avec son binôme jusqu’à la mi-avril. Elle est très reconnaissante à son Konecteur, soit son contact au sein de l’association Kodiko qui accompagne chaque binôme, qui l’a déculpabilisée et aidée à enclencher la relation.

Alors pourquoi avoir décidé de continuer cet engagement malgré toutes les difficultés imposées par le confinement ? Pour Jean-Christophe, cela n’a fait absolument aucun doute. Il lui paraissait évident que la jeune femme réfugiée avait d’autant plus besoin de son aide et de son accompagnement que sa situation, déjà difficile, le devenait encore plus. Il s’est également dit que le parcours de vie qui l’avait menée à se réfugier en France en abandonnant sa famille, ses amis, son pays, sa culture avait dû représenter un cataclysme bien plus violent que celui lié à la crise du COVID-19. Même constat du côté de Myrna. Le confinement n’allait pas les empêcher de poursuivre leur engagement.

Pour poursuivre et amorcer cette relation, les 2 binômes ont fait preuve de beaucoup de flexibilité et d’adaptabilité au quotidien, avec les outils et moyens mis à leurs disponibles. L’objectif de Jean-Christope était clair : ne pas rompre le lien et éviter de sombrer dans l’isolement.  Du côté de Myrna, le binôme a mis les bouchées doubles, avec six rendez-vous organisés et un total d’une quinzaine d’heures d’échanges. La personne qu’elle accompagne fait preuve d’une résilience exemplaire et Myrna l’aide à voir le « bon côté » de la situation : elle a enfin le temps de pouvoir mettre au clair son plan d’action de recherche d’emploi, car des opportunités nouvelles se présentent avec cette crise.

L'objectif était clair: ne pas rompre le lien et éviter de sombrer dans l'isolement

Jean-Christophe

Le constat est clair : le confinement n’a en rien dissuadé les collaborateurs engagés de poursuivre leur action, et n’a pas découragé les personnes accompagnées, qui ont redoublé d’efforts pour tirer les bons côtés de cette période si étrange. Grâce à leur créativité pour créer du lieu autrement, l’accompagnement a pu se poursuivre et présage un lien encore plus fort entre participants au programme. Jean-Christophe et Myrna attendent avec impatience des jours meilleurs pour accélérer l’accompagnement vers le monde du travail de leurs binômes.